Graver, creuser, dessiner 2018-06-26T16:44:54+00:00

Dessin

Graver, creuser, dessiner

Graver

1973. École des Beaux-Arts de Marseille Luminy. Professeur Sonja Hopf.
Cela commence par la pratique de la gravure, faire jouer le report, le dessous et le dessus, le bois, l’acier, le zinc, surfaces rigides, tendues et puis la souplesse du papier, l’eau et les bains de couleurs. J’ai continué par la suite cet inventaire des surfaces et des outils, utilisant plutôt que des pinceaux, des bois, des clous, des emportes pièces et des marteaux pour peindre. Les supports étaient posés au sol, et le corps projetait la couleur en station debout, ou accroupis, ou à quatre pattes. Reprendre la position debout assise remet la verticalité à l’honneur. Mes tableaux gardent en mémoire leur longue histoire, la surface est organisée autour de formes en ellipses, de formes « naturelles » projetées et sculptées de couleur qui sont hyper sensuelles hybrides plutôt vertes, rangées savamment de bord à bord, tableau plein très plein jusqu’au cou qui déborde et dégorge de sens. La plante, après étude presque botanique, me sert de lien, de racine pour le dessous, de corolles et pistils pour le dessus.

A-M P 2009

Anne-Marie Pécheur Artiste Peinture et Lumière Cat-1dessin

Dessiner

a comme un goût de bien faire. Le dessin est solitaire, il assume seul un travail difficile, mis à l’œuvre le cortex en prend un coup, la main doit être bien en forme, l’œil ne peut guère se laisser aller à l’indulgence. De mon côté pour l’apprivoiser, et ce depuis les commencements, j’ai d’abord fourbi des armes de guerre, la pointe sèche, le burin, le métal, et cet apprentissage aura de longues ramifications dans cette histoire ; j’aime le lisse du support, le papier est comme un corps, dessus et dessous ont une égale importance, et durant des années je me suis totalement pliée à ce support rigide et doux.
Depuis, j’ai tenté la connaissance de ce qui éclaire dedans et dehors. J’ai utilisé le verre et sa transparence fragile, le plexi pour sa langueur, et puis pour lâcher tous les supports, utilisé des moyens radicaux : garder le dessin de la couleur en utilisant l’ombre et la lumière, avec mes petites installations de mémoire de fleurs d’enfance ; les œillets, les mimosas, les coquelicots, les pensées, les immortelles.
Après la biennale de l’image à Lanzhou en Chine, à laquelle j’ai participée en janvier 2011 ; les petits pinceaux très fins chinois ramenés dessinent presque seuls la sensible affaire de fleurs et d’emblèmes – à suivre avec la craie et le crayon.

A-M P 2011

Anne-Marie-Pécheur-Artiste-Peinture-et-Lumière-Dessin-2012-014

Dessin, 2012

Anne-Marie-Pécheur-Artiste-Peinture-et-Lumière-Dessin-2007-011

Dessin, 2007

Anne-Marie-Pécheur-Artiste-Peinture-et-Lumière-Dessin-2000-10

Dessin, 2000

Anne-Marie-Pécheur-Artiste-Peinture-et-Lumière-Carnets-et-notes-014

Carnets et notes